Faune

La mineuse du marronnier

Ce n’est pas une maladie, ni le manque d’eau ou un élagage trop sévère, mais un minuscule papillon, CAMERARIA OHRIDELLA, que l’on désigne ainsi !
Ce petit insecte brun d’environ trois millimètres de long tire son nom spécifique du lac d’Ohrid à la frontière de la Macédoine et de l’Albanie, où il a été découvert en 1984. Il s’est rapidement répandu dans toute l’Europe.

Selon les conditions climatiques, la ruineuse a deux ou trois générations par an. Mi-avril, les papillons issus des
chrysalides qui ont passé l’hiver dans les feuilles tombées au sol renouvellent le cycle, dont la durée varie de sept à onze semaines. Les jeunes chenilles s’enfoncent dans les feuilles et minent une galerie pour se nourrir, provoquant d’innombrables taches rousses.

Selon l’Inra* d’Orléans, qui collabore à un programme européen*, « aucun moyen efficace de lutte n’a encore été
trouvé. En détruisant les feuilles mortes, il est possible de retarder le développement de ce papillon mais
ce n’est pas suffisant. L’arbre ne semble pas en souffrir trop, son cycle paraît simplement raccourci.

En revanche, la situation pourrait devenir plus critique dans une période sèche avec l’accumulation des effets de ce parasite et du stress hydrique. »

La ruineuse s’en prend parfois aux érables sycomores situés à proximité. Par contre, le marronnier à fleurs rouges (Aesculus carnea) semble mieux résister à ses attaques.

La méthode de lutte à ce jour la plus efficace et la moins coûteuse :
un ramassage minutieux des feuilles au sol, sous l’arbre et dans les zones arbustives autour des marronniers, et leur incinération ou leur compostage à température élevée (40°C) permet l’élimination de la ruineuse sur le site pendant l’hiver.

Liens utiles
*http://www.orleans.inra.fr/
http://surtsey.orleans.inra.fr/cameraria

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