Arbres en Loudunais

Châtaignier

Comment les reconnaître
Les grandes feuilles pointues, au bord en dents de scie, jaunissent en automne. Les fruits, plus pointus que les marrons, sont renfermés dans des bogues hérissées d’épines alors (les bogues du marronnier sont moins agressives). Le tronc a tendance à vriller avec l’âge. Sa couleur «café au lait» est aussi facilement identifiable.
En hiver, on le reconnaît aisément à la ligne parfaitement arrondie de sa cime due à l’alignement de l’extrémité des rameaux. Il rejette facilement de souche.

Qualité
La châtaigne est un fruit très nourrissant. Son impact dans diverses sociétés traditionnelles fut important (l’arbre à pain). Des disettes furent évitées dans le monde paysan grâce à ce fruit providentiel.
Le bois du châtaignier est le plus recherché après le chêne pour le bâti ..

Usages
Autrefois les charpentes des églises, châteaux et moulins étaient réalisées dans son bois. Les tanins de ce dernier permet de repousser les araignées et autres insectes indésirables. On faisait également quantité de tonneaux et d’ouvrages de ponts et de canaux.
Aujourd’hui, il est surtout utilisé pour confectionner des planchers, des merrains de grande valeur et des piquets.
Le bois des vieux sujets, extrêmement riche en tanins, est recherché pour la réalisation d’extraits et pour la papeterie.

Commentaire / Anecdote
Le Loudunais en possède peu. On les rencontre dans quelques terroirs adaptés autour de La Chaussée, de Dercé et à Verrue. C’est là qu’il subsiste quelques vieux arbres, notamment celui de Rigny, aujourd’hui menacé. Le châtaignier disparaît inexorablement de nos campagnes, vaincu par l’encre et le chancre, maladies cryptogamiques qui font des ravages. Pourtant notre secteur semble moins touché qu’ailleurs. Les taillis de Roiffé -Fontevraud regorgent de jeunes châtaigniers qui, recépés fournissent d’excellents pieux et échalas (il n’y a pratiquement pas d’aubier).
Comme pour l’échaloupage des noix, les veillées poitevines ont laissé une large place aux «marrons grillés».

Implantation
Il faut lui éviter le calcaire et les terrains trop séchants car superficiels. Il préfère les limons argileux types argiles à silex. Comme le noyer, il lui faut de la place, surtout en largeur, où sa frondaison peut s’étaler sur 30 m. En isolé, c’est un arbre magnifique possédant une ligne très pure. C’est avec le sycomore le plus élégant des gros arbres. Il vit plus de mille ans.

Son exigence en place lui indique une situation champêtre où, en fonction de la nature du sol. Aussi. comme à Mouterre, il rend majestueuse une ligne de crête, jouant ainsi un rôle de repère.

 

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