Faune

Le frelon asiatique ou le frelon à pattes jaunes

Les biologistes l’appellent vespa velutina nigrithora.

Plus connu sous le nom de frelon asiatique ou de frelon à pattes jaunes, cet insecte est apparu en France il y a une quinzaine d’années. Il s’est très bien acclimaté et, sans prédateur, il s’est développé très rapidement. Tellement bien qu’en 2012, son aire de répartition couvrait déjà une grande partie du territoire français. Les frelons s’attaquent avant tout aux vergers et aux abeilles, qui constituent leur nourriture préférée. Les abeilles butineuses constituent 80 % du régime alimentaire d’un frelon asiatique en ville et 45 % dans les campagnes. De plus, la prédation des frelons asiatiques les stresse énormément, ce qui limite les récoltes de nectar et de pollen et affaiblit leurs réserves pour l’hiver.

Le frelon asiatique est facilement reconnaissable avec sa livrée sombre, son abdomen noir avec une large bande orangée, ses pattes sont jaunes aux extrémités et sa tête est noire avec une face jaune orangé. Il mesure entre 17 et 32 mm.

Le frelon asiatique est plus dangereux que son congénère européen en raison de la violence de son réflexe de défense. Comme le frelon européen, son agressivité est très faible loin de son nid, occupé qu’il est à se nourrir mais autour du nid, il ne faut absolument pas s’en approcher. Il est donc impératif de signaler un nid en mairie, afin qu’il soit détruit par un professionnel, équipé d’une combinaison spéciale.

Piégeage des frelons

Fin février, début mars, c’est la période idéale pour capturer les reines. À chaque reine capturée, c’est un nid évité Elles sortent de l’hibernation à cette période, c’est donc le moment parfait pour disposer des pièges avec le système de la bouteille percée. Un appât fait d’un mélange de bière et de sirop de fruits qui attire les frelons tandis que les abeilles, elles, s’éloignent à cause de l’alcool.

Ce traitement préventif est le plus approprié pour en cette période mais il est vivement recommandé de supprimer les pièges à partir d’avril afin d’éviter de piéger d’autres espèces. Car ceux-ci ne sont pas sélectifs vis-à-vis du frelon asiatique et capturent aussi de nombreux insectes. Des systèmes plus élaborés existent déjà, d’autres sont en cours d’élaboration et des projets sont développés à Tours (conférence du 9 mars). Histoire de faire renaître l’espoir des apiculteurs français…

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