Arbres en Loudunais

Les saules

Comment les reconnaître
Les feuilles sont longues, pointues, argentées et d’un beau vert tendre. L’écorce du tronc est claire et profondément nervurée avec l’âge. Le port de l’arbre est majestueux et gracieux.
Les chatons illuminent l’hiver ainsi que,les jeunes rameaux.
Le saule pleureur est très décoratif. Ses rameaux tombent jusqu’au sol.

Qualité
Le bois est blanc et léger. La flexibilité des jeunes rameaux est inégalée.
La croissance de son bois est rapide. C’est donc un arbre d’excellent rapport.
Comme l’aulne avec qui il a des affinités, les vertus médicinales de toutes les parties de l’arbre étaient réputées.

Usages
Peu d’arbres, excepté le peuplier, ont été autant exploités pour ses nombreuses utilités dans l’économie champêtre. Les jeunes pousses pour la vannerie (tirées aussi de variétés naines spécifiques dites osiers).
Les jeunes branches« truissées » tous les 4 ans pour réaliser des perches, cerceaux et échalas.
Les plus grosses branches étaient réservées comme bois de chauffe.
On se servait même de son bois décomposé ( au cœur du tronc ouvert par l’émondage) pour fertiliser les jardins. Les rhumatismes ont longtemps étés soignés grâce aux feuilles et à l’écorce broyée.
Beaucoup de manches d’outils étaient réalisés dans son bois tendre mais résistant.

Commentaire / Anecdote
C’est un des arbres les plus répandus dans les anciens marais du Loudunais. On y trouve de vénérables sujets de 300 ans et plus (plusieurs ont 5 à 7 m de tour. Malheureusement, l’émondage n’est plus pratiqué et les vieilles souches supportent mal les branches devenues trop lourdes qui ouvrent ainsi d’énormes brèches sur le haut du tronc.
Les vanniers locaux ont su tirer profit de ses vertus pour confectionner paniers, claies, paillons et autres outils indispensables d’une vie paysanne révolue.

Implantation
Il aime les terrains humides voire engorgés, mais à un degré moindre quel ‘aulne. Il aime aussi être recépé.
Par sa beauté hivernale notamment, il mérite cependant être planté en isolé et se développe ainsi gracieusement.

Le saule pleureur rend le plus bel effet autour d’un plan d’eau public près d’un bourg tandis que le saule blanc, associé à l’aulne en sujets isolés, rend un plan d’eau plus naturel et sauvage.

 

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